Marie Côté Grumel, directrice du CODES, et Jean-Pierre Billaud, l’un des éducateurs qui suit la formation. - MICHAEL NICOLAS

Marie Côté Grumel, directrice du CODES, et Jean-Pierre Billaud, l’un des éducateurs qui suit la formation. - MICHAEL NICOLAS

Le CODES du Cher (Centre départemental d'éducation à la santé) a mis en place une formation « sport, santé, bien être » que suivent actuellement dix éducateurs berrichons, au Creps de la région Centre-Val de Loire.

Ils sont de Bourges, de Vierzon, d'Aubigny, de Saint-Amand et sont tous éducateurs sportifs diplômés d'État. Certains sont archers, basketteurs ou judokas, d'autres escrimeurs, gymnastes ou athlètes.

« Thérapies non médicamenteuses »

Depuis quelques semaines, ils suivent tous la formation « sport, santé, bien être » mise en place par le CODES et animée par le Dr Jacques Roussel, médecin-conseil à la DRJS (Direction régionale de la jeunesse et des sports).

À leur programme, dix-sept sessions de trois heures, tous les quinze jours, au cours desquelles ils abordent une multitude de problématiques où sport et santé peuvent (et devraient) se rencontrer.

 

« Cette formation innovante découle de la loi de santé publique de novembre 2015 qui intègre la prescription du sport comme thérapie non médicamenteuse, souligne Marie Côte Grumel, la directrice du CODES. L'idée est de pouvoir s'appuyer rapidement sur des gens à même d'intégrer cette dimension dans leur pratique. »

« Depuis qu'on a commencé, on s'aperçoit qu'on est très en retard à ce niveau par rapport à certains pays. On mesure qu'on peut adapter ce qu'on propose pendant et après une maladie », souligne Jean-Pierre Billaud, l'un des éducateurs en formation.

Les sessions abordent des thèmes aussi différents que le diabète, les difficultés liées au vieillissement, les maladies cardio-vasculaires et respiratoires, mais aussi le cancer. « L'idée reçue est de dire, on est fatigué, donc on ne bouge pas. Cela a plutôt pour effet de laisser la fatigue gagner du terrain, alors qu'on peut l'endiguer avec une pratique sportive adaptée, explique Marie Côte Grumel. Ce n'est pas du ressenti, de nombreuses études l'ont démontré. »

Et de conclure : « Le but n'est pas d'être alarmiste, mais de répondre à une demande et d'aller vers ces publics. »

Michaël Nicolas - Le Berry.fr

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